La délégation marocaine prenant part à la 42ème session de l'Assemblée de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a présenté plusieurs propositions visant à améliorer la sécurité, la sûreté et la réglementation du transport aérien international.
Lors de ce conclave, qui se poursuit jusqu'au 3 octobre à Montréal, le Royaume a présenté deux documents de travail portant sur l’intégration de l’intelligence artificielle aux systèmes de gestion des risques ainsi que la mise en place d'un mécanisme d'assistance aux victimes des accidents d'aviation civile.
Intervenant lors des travaux des comités techniques tenus dans le cadre de l'Assemblée de l'OACI, l'expert marocain Mohamed SIBARI a mis l'accent sur l'importance d'intégrer les technologies de l’intelligence artificielle (IA) aux systèmes de gestion des risques liés à la fatigue des contrôleurs aériens.
L’IA ouvre des perspectives "prometteuses" pour améliorer la précision de la prévision des risques liés à la fatigue grâce au suivi des signes vitaux et l’analyse des schémas de travail et de repos, ainsi que la formulation de recommandations intelligentes pour la répartition des tâches et la planification des quarts de travail, en tenant compte des caractéristiques individuelles de chaque contrôleur, a souligné M. SIBARI.
De son côté, M. Mbarek LFAKIR, Chef du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses d'accidents d'aviation civile (BEA) relevant du Ministère de Transport et de la Logistique, a présenté un document de travail relatif à la mise en place d'un mécanisme d'assistance aux victimes d'accidents d'aviation civile et à leurs familles.
Ce mécanisme prévoit un soutien psychologique et social, un soutien logistique et une communication claire et maîtrisée, a expliqué l'expert marocain, ajoutant que la mise en œuvre de cet outil nécessite une coordination efficace entre les exploitants aériens, les autorités compétentes, les services d'urgence, les autorités judiciaires et les missions diplomatiques.
Il s'agit aussi d'assurer une notification rapide aux familles et de mettre en place des canaux de communication unifiés via un centre d'information dédié à cette tâche, a-t-il ajouté.
Pour le Royaume, ce rendez-vous constitue l'occasion de défendre sa candidature au Conseil de l’OACI (Partie III), réaffirmant ainsi sa volonté de jouer un rôle actif et constructif dans la gouvernance mondiale de l’aviation civile en général et en Afrique en particulier.